Essaouira: Les îles Mogador
Une vue du port d’Essaouira permet d’apercevoir un archipel qui protège la baie des vagues de l’Atlantique, connu sous le nom des îles Mogador. Celles-ci sont composées de quelques îlots à proximité de la côte, et de deux îles. L’île du pharaon étant la plus grande –avec une superficie de 30 hectares– abrite des fortifications abandonnées telles une prison et une mosquée.
Les îles Mogador sont considérées en tant que site protégé abritant une réserve ornithologique. On y trouve des faucons en voie de disparition (Eléonore), des mouettes et des goélands. Aussi, depuis 1980, ces îles sont classées comme Site d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE).
Des fouilles archéologiques ont prouvé que les îles Mogador étaient fréquentées par des Grecs, Chypriotes, Phéniciens, Mauritaniens, Carthaginois et Romains depuis le VIème siècles avant J.-C.
En 1950, les premières fouilles ont aboutis à la récupération de pièces de monnaie -exposées actuellement dans le musée archéologique de Rabat-, des fragments en céramique et d’amphores d’époque romaine.
Une année plus tard, et à un niveau plus profond de recherches (2 mètres) on y a découvert des lampes puniques et une épigraphie sémitique plus anciennes.
Et entre 1956 et 1959, les fouilles ont dévoilé une céramique phénicienne, des fragments d’amphores grecques et des vases chypriotes.
Ces îles sont autrement connues par le nom des îles Purpuraires, vu que le roi mauritanien Juba II s’y installa pour extraire la pourpre. On y trouve en effet un escargot rouge –le Murex– dont la coquille se transforme en poudre pour obtenir le pigment pourpre. A l’époque, les Roumains appréciaient énormément cette couleur qu’ils considéraient comme symbole de puissance et de noblesse.
La traversée aux îles Mogador de la ville d’Essaouira prend 15 minutes, mais elle n’est pas offerte à tout le monde. Il est désormais nécessaire de se procurer un laissez-passer de la province d’Essaouira, en principe réservé aux visites à caractère scientifique.
Rabat Time
